Edito 2018

Avec sa reprise de la célèbre chanson de Charles Trenet « Douce France », Rachid Taha revendiquait un patrimoine commun. Seulement, plus de trente ans après, « voilà, voilà qu’ça r’commence […] La leçon n’a pas suffi… »*.  L’autre nous menace, l’ennemi est aux frontières, c’est chaud, la température monte, le malade-monde frise l’hospitalisation.

 

Avant arrêt cardiaque, panne géante de l’organisme mondial, ou rupture d’anévrisme social, faisons une pause, diagnostiquons le mal… dites 33.

 

Pouce, stop, arrêt-minute, mesdames et messieurs les prédicateurs d’apocalypse, compteurs de tragédies, plongeurs méditerranéens en recherche de cadavres égarés, de plastiques encombrants.

 

Nous sommes tous comptables de la situation, du petit que nous sommes aux grands de ce monde comme on les nommait jadis.

 

Il n’empêche! Malgré notre fragilité, notre humilité, notre impuissance à transformer le monde, comme nous l’a enseigné le bon Bertold Brecht, nous pouvons montrer en quoi il est transformable.

Oui, en toute modestie. Mais hâtons-nous, le train VIE, s’il siffle trois fois, ne passe qu’une seule.

 

C’est bien la volonté qui anime cette édition. Panser les maux, penser les mots pour dire, autrement, de manière simple, donner du soin à l’âme.

 

Ainsi nous arpenterons cette grande, belle et Nouvelle-Aquitaine avec nos bottes de sept lieux, petits poucets pressés d’en finir avec presse pernicieuse, langages codés pour accélérateurs  bancaires bancals.  Notre conduite est préparée, GPS au pit, de Mont-de-Marsan à Poitiers, les AOC** sont prêts. Tout le monde est là ?

 

Le comité de pilotage

 

* cf. chanson « Voilà voilà » 1993, Rachid Taha

**Apéros d’Origines Contrôlées